Tout commence dans la cave de Jérôme Bachelard, 20 m², en 2016. Son frère Manu y brasse le soir et le week-end pendant son bachelor, avec une idée fixe : ouvrir un brewpub.
Après 27 essais, une Blonde Lager bien houblonnée est enfin prête. En parallèle, six mois de stage chez le Père Jakob, à Soral. C’est officiel : Manu et son frère Jérôme fondent la Brasserie Cap’taine Mousse. Jérôme pense encore suivre le projet sur son temps libre, carrière au CHUV en parallèle. Quelle naïveté. Quatre mois plus tard, il annonce sa démission.
La cave a vite fait son temps. Aujourd’hui, la brasserie occupe 350 m² à la route de Champ-Colin, à Nyon, avec une station de brassage de 35 hectolitres et trois fermenteurs. Elle s’y est même agrandie depuis.
Dans le verre, le cap n’a pas bougé : des bières artisanales accessibles et variées, avec un faible assumé pour le houblon. Six références forment la gamme principale.
Les Fantaisies, elles, ne font que passer. Ces bières éphémères laissent les brasseurs tester des recettes plus décalées, au gré des saisons et des envies.
La Rousse était justement la toute première. Fruitée, très buvable, elle a fini par décrocher sa place dans la gamme permanente, et figure aujourd’hui parmi les bières les plus appréciées de la brasserie.
Prochaine étape : une toute nouvelle brasserie, en 2028.
Anecdote de la brasserie
Un week-end de 2012, à Bruxelles. Manu commande une bière dans une taproom et comprend d’un coup tout ce que le houblon peut offrir en arômes. Une révélation.
Plus tard, il rachète la même référence en magasin. Mauvaise surprise : ce n’est pas la même bière. Le barman ne lui avait pas servi celle qu’il avait commandée.
La bière du déclic restera introuvable. Sans elle, pas de Cap’taine Mousse.
Le coup de coeur SmartBeer
Blanche IPA
Si on ne devait en garder qu’une de la sélection de ce mois, ce serait la Blanche IPA. On parie qu’elle fera le tour de la table plus vite que prévu, et qu’on vous la réclamera. Sortez-la avec des tacos de poisson, un ceviche ou un curry thaï, et laissez la conversation faire le reste. Pas besoin d’être expert.






